Étude pour un 3e perso steampunk

Costume steampunk kimono pour le Bordeaux Geek Festival 2016, Vanessa TerralIl s’agit d’un personnage auquel je réfléchis depuis quelque temps et qui est destiné à me permettre d’exposer les arts japonais auxquels je me forme, tout en restant dans l’esthétique steampunk et avec un background de même.

Je l’ai présenté pour la première fois au Bordeaux Geek Festival, qui a eu lieu en mai 2016. À l’époque, je n’y étais pas allée de main-morte, enfilant un « vrai » kimono et ne laissant que peu d’éléments repérables comme étant de l’historique français (du coup, personne n’a vu que ce n’était pas un full Japan…  ^^;  ) – cela parce que je tenais à enfin pouvoir mettre ce superbe vêtement, un peu trop petit pour que je puisse le porter de façon traditionnelle, mais tellement beau que ç’aurait été dommage de ne pas l’acquérir…

Voilà que je m’aperçois que je ne vous ai pas encore présenté le personnage à proprement parler !
Il s’agit d’une jeune fille issue d’un milieu de notables – une famille pas forcément très aisée, mais qui dort tranquille, dirais-je. Un jour, son père rapporte de l’Exposition universelle de 1900 quelques objets venus du JaponLa romancière Angel Meynard et Vanessa Terral au Bordeaux Geek Festival 2016, costumes steampunk : un kimono, pourquoi pas un natsume, ou une obi… Et la jeune femme en question commence à avoir des crises de somnambulisme, à esquisser quelques phrases dans une langue étrange et étrangère.
Pour en connaître la raison, il faudra attendre l’article complet sur ce perso !  😉

J’hésite encore quant au nom de la demoiselle. J’étais partie sur Valentine Laruenne, mais Agatha Fostier, ou Morier, m’est venu ensuite et me plaît bien.

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C’est si bon… n°3

… « d’en être » !   =^__^=
En juin, c’était les 5 ans de celle que je considère comme « ma » maison d’édition, celle qui m’a fait confiance pour mon premier roman, qui m’a commandé plusieurs nouvelles, celle dont j’aime la ligne éditoriale aussi en tant que lectrice et que j’aime tout court, d’ailleurs.
Chacune des maisons dans lesquelles j’ai été publiée m’a apporté quelque chose, et je leur suis reconnaissante de leur confiance, mais comme on dit souvent : avec la première, il y a toujours un petit quelque chose en plus.   🙂

Pour l’occasion de ces cinq années de publications au top, les éditions du Chat noir nous ont donc concocté une surprise : un pack en édition limitée à 50 exemplaires !

Pack anniversaire des 5 cinq ans des éditions du Chat noir. Les cadeaux et le colis.

Je me suis jetée dessus, bien évidemment, et je suis tellement fière d’être non seulement une auteure de la première heure, mais aussi une fan absolue avec son pack-fan validée !  😀

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Salon Namasthé, à Montauban (82)

Salon de thé Namasthé à Montauban, la salleVoici un article un peu particulier, car le salon de thé Namasthé change de propriétaire… à la fin du mois ! Il ne vous reste donc plus que 10 jours pour découvrir cet endroit à l’ambiance zen et agréable, à la petite cour adorable, et qui a lancé et relevé haut la main le pari d’une cuisine végétarienne au cœur de Montauban.

Ce n’était pas vraiment « gagné », à la base. Comme on discutait avec Jean-Pierre, le monsieur qui fait le service*, celui-ci nous disait avoir rencontré un scepticisme assez répandu. Les gens s’étonnaient que des personnes puissent souhaiter manger végétarien – surtout dans l’un des chefs-lieux du Sud-Ouest, connu pour sa cuisine assez riche et viandarde.
Salon de thé Namasthé à Montauban, le déjeunerFinalement, le pari a été tenu jusqu’au bout. Les clients ne viennent pas forcément ici pour manger végétarien, mais bien parce que c’est vraiment bon ! Les produits sont frais, les idées originales, un régal !

Au passage, j’ai lu une ou deux fois sur des sites de critiques gastronomiques que la taille des théières était bien petite pour le prix du thé. C’est oublier que le thé de qualité peut s’infuser trois fois, parfois quatre… Et lorsque j’ai demandé à ce que Salon de thé Namasthé à Montauban, les dessertsma théière soit remplie de nouveau avec de l’eau chaude, Jean-Pierre l’a fait avec un sourire.  🙂
Les thés, puisqu’on en parle, proviennent de la maison Théodor. Je ne me souviens pas en avoir croisé auparavant (mais je ne repère pas à chaque fois la maison de provenance des thés proposés en salons). Je les ai trouvés bons. À ma seconde visite, j’ai pris un thé oolong, le Kuan Yin Impérial, et j’en garde un très doux souvenir.

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Les Forêts d’Alice – mon 2e perso steampunk

Après Notre Mère des Fronts blêmes, créée pour le SteamTour de septembre 2015, l’occasion d’imaginer et de travailler un personnage ne s’est plus représentée avant janvier 2016. Le samedi 16 de ce mois-là, Chitra Event (oui, encore eux !  😉  ) avait organisé Le GoûThé des Merveilles, qui fêtait à la fois l’entrée dans l’année 2016 et les 150 ans d’Alice au pays des Merveilles.

Un très chouette petit événement, qui avait lieu par une froide après-midi dans un salon de thé bien douillet : les Champs du Sud, à Castres.gouthe-merveilles-1b Le goûter et les gâteaux étaient top, le chocolat chaud à se rouler par terre et tout le monde avait joué le jeu, venant habillé en l’un des personnages d’Alice au pays des merveilles ou De l’autre côté du miroir.
Pour ma part, j’avais donc choisi quelque chose de bien particulier (d’ailleurs, on a cru à mon arrivée que j’étais costumée en Alice  ^^ ) : incarner les forêts présentes dans les deux livres, leur face joyeuse comme leur côté plus obscur

Me sachant conteuse et lectrice, on m’avait aussi demandé de mettre la main à la pâte et de faire deux, trois petites animations. Pour marquer la différence avec mon statut de simple visiteuse qui profite de l’ambiance, j’enfilais alors une jolie paire d’oreilles de lapin noir !  🙂

Mais bon, ce n’est pas parce qu’on est une forêt imaginaire qu’on n’a pas à faire attention à sa mise ! Lire la suite

C’est si bon… n°2

… de réaliser son tout premier moribana !

Mon premier moribana, ikebana de l'école Ohara, école Ayame à Toulouse

Il s’agit d’une technique d’ikebana qui a pour but de représenter un coin de nature, comme une mini-balade reposante et dépaysante chez soi.  🙂
Ici, une représentation « au bord de l’eau ». Elle permet de rafraîchir l’ambiance d’une pièce les jours de chaleur.

Je fonds (et non pas de chaud !)… Quand je l’eus terminé, j’ai réalisé que c’était exactement pour ça que j’avais souhaité essayer l’ikebana. Un coin de nature dans mon appartement en banlieue résidentiel, sans même un espace vert ; petit fragment qui me rappelle la campagne où j’ai grandi, à côté d’un ruisseau.
Il y a là beaucoup d’émotions qui reposent sous ses feuilles…

École Ayame, ikebana de l’école Ohara, à Toulouse


 

Cérémonie du thé au Steam Tour 2015

Lors du Steam Tour 2015, qui s’est déroulé en septembre à Albi grâce à l’implication de Chitra Event (je vous en ai touché un mot par ici), l’occasion m’a été donnée de présenter une cérémonie du thé. J’ai choisi la cérémonie au plateau (o-bon), la « cérémonie des débutants », car bon, débutante, je l’étais vraiment !

Cérémonie du thé, ou Cha no Yu, par Vanessa Terral lors du Steam Tour à Albi en 2015

Une année d’observation, à raison d’une séance ou deux par mois ne permet guère d’avancer très vite, hélas – et encore, quand on pense qu’il y a si peu d’initiations à la Cérémonie du thé en France, le « hélas » est vite balayé pour laisser place à la gratitude !
Aujourd’hui, j’ai la joie et la fierté de maîtriser la cérémonie « de base », avec la louche, ou hishaku – fierté d’autant plus grande que la démonstratrice, Mme Kumi Takahashi de l’association Wakaba, m’a invitée en une autre occasion à la présenter en public.

Mais pourquoi une cérémonie du thé dans un événement steampunk ? Lire la suite

Notre Mère des Fronts blêmes – mon 1er perso steampunk

Depuis le Bordeaux Geek Festival de 2015, j’avais envie de découvrir la mouvance steampunk, sa communauté et ses événements. Le Steam Tour 2015 (cette année-ci, il n’y en a eu qu’un seul en France), organisé en septembre par Chitra Event dans la jolie ville d’Albi, était une occasion rêvée.

Affiche du Steam Tour Albi 2015, organisé par Chitra Event

L’une des animations proposées était le concours de Lady & Lord Steampunk, où l’on récompensait le costume, mais aussi le personnage, l’originalité et l’à-propos de celui-ci et la prestation. Le thème, sans obligation, était la Belle Époque.

Au départ, je ne pensais pas participer. Je ne me sentais pas vraiment « légitime », car je débutais dans ce mouvement. Mais très vite, une idée m’est venue et n’a pas voulu me quitter, jusqu’à ce que je la réalise. Ainsi est née Notre Mère des Fronts blêmes.

Notre Mère des Fronts blêmes, costume pour le Steam Tour Albi 2015, avec Vanessa Terral, photo de Tenhaku

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Une pivoine fanée

Il y a (vraiment) peu de temps, j’ai commencé à suivre des cours d’ikebana, à l’école Ayame de Toulouse. En guise de deuxième exercice (je vous avais dit que c’était « il y a peu » !), j’ai eu à expérimenter un bouquet de forme montante, dite « en flamme de bougie ». Comme la saison s’y prête, deux pivoines ont été la reine et la princesse de cette composition.

Composition d'ikebana en forme de flamme de bougie, école Ohara, école Ayame de Toulouse

 

Une semaine a passé, la chaleur de ces derniers jours a eu son petit effet et la plus épanouie des pivoines se flétrit. Elle s’est doucement affaissée sur la feuille juste au-dessous, qui, elle, est restée robuste et vivace. Le tableau change à pas feutrés alors que la vie avance…

J’ai été très émue par cette image, et c’est cela que je voulais partager avec vous. Lire la suite

« Le Disciple de Doraku », manga sur l’art du rakugo

Il y a quelque temps, à la lecture d’un article sur un site spécialisé (j’avoue ne plus me souvenir duquel… sans doute Japon Infos), j’ai découvert le rakugo.

 

Le rakugo, kézako ?

Il s’agit d’un art japonais sous forme de one-man-show, où une personne est assise sur un zabuton (coussin carré plat et large), fait face au public et raconte des histoires avec pour uniques aides un éventail de typePage extrait du manga Le Disciple de Doraku, sur le rakugo, tome 2 par Akira Oze, chez Isan Manga sensu (le plus répandu par chez nous, mais de taille un peu plus petite) et un tenugui, ces morceaux de tissu qu’on utilise comme serviettes, décoration, etc.
Lorsque le rakugoka entre en scène, il s’assoie sur son zabuton et hop ! c’est parti pour 5, 10, même 40 min d’une histoire drôle ou dramatique, mais toujours avec ces pointes d’humour qui caractérisent ces récits traditionnels. Leur autre point commun, qui a donné son nom au genre ? Ils finissent par une chute ! (raku = chuter ; go = parole)
Durant tout ce temps, le conteur ne quitte pas son coussin, ne se lève pas – même si l’enthousiasme peut lui soulever le fondement.  😉  Le tour de force dudit conteur, ou « rakugoka », est d’interpréter plusieurs personnages à lui tout seul, en leur donnant diverses attitudes et intonations.

Si vous souhaitez en apprendre davantage sur le rakugo, permettez-moi de vous inviter à lire une interview de Stéphane Ferrandez, le seul rakugoka français et présentant en France qui a été formé au Japon : vous pouvez y accéder en cliquant ici.

Le conteur et rakugoka Stéphane Ferrandez, de la compagnie Balabolka, interprète un rakugo avec son éventail.Le rakugoka Stéphane Ferrandez interprète une de ses « Histoires tombées d’un éventail »

En tant que conteuse, j’ai été très vite conquise par l’idée ! Si vous êtes déjà venu me voir, vous savez que j’ai à cœur de jouer assise par terre ou près du sol, et d’apporter du dynamisme à l’histoire en interprétant les personnages, justement (salutations aux heureux élus qui étaient présents pour Le Vaillant Petit Tailleur et son « Ouaaaais, sept d’un couuup, man ! » apparemment mémorable). Bref, des conditions qui ont favorisé mon affection pour le rakugo, me sentant proche des contingences de cet art. 😀

 

Où l’on s’invite chez maître Doraku !

Quelle a été ma joie, imaginez donc, quand j’ai découvert qu’un manga sur le rakugo reprenait sa publication dans notre pays !
Couverture du manga sur le rakugo: Le Disciple de Doraku, tome 1 par Akira Oze, chez Isan MangaOn la doit à un éditeur que je ne connaissais pas, petit par son nombre de publications mais grand par la qualité de celles-ci : Isan Manga. J’ai d’ailleurs appris au passage qu’il éditait également le célèbre Kamen Rider – mais ceci est une autre histoire.

Le Disciple de Doraku raconte l’histoire d’un jeune homme de 26 ans, Shota, qui travaille en maternelle. Il n’a pas vraiment de but dans la vie – ni de « vie », d’ailleurs. Un soir, sa tante l’amène voir un spectacle de rakugo. Shota est moyen chaud – l’image qu’il en a est plutôt celle d’un truc pour vieux –, mais c’est la révélation ! Et quand il tente à son tour de jouer de cette manière devant les enfants, le déclic se produit.
Après quelques péripéties, voilà qu’il parvient à entrer en apprentissage auprès d’un maître du rakugo : Doraku Sekishuntei. L’occasion pour nous de pénétrer dans les coulisses d’un pan très particulier de la société japonaise.

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Ekiben : les Bentô de la Gare à Paris !

En retard, je suis en retard… Voilà déjà deux mois que j’aurais dû poster cet article, afin que vous puissiez profiter vous aussi du kiosque ekiben si vous en aviez l’occasion. Hélas, je n’ai plus qu’à croiser les doigts pour que l’engouement ait été tel que l’expérience soit transformée en kiosque régulier !

 

Un kiosque ekiben à Paris

Du 1er mars au 30 avril 2016 s’était installé, dans le Hall 2 de la Gare de Lyon à Paris, un kiosque ekiben. « Ekiben » vient d’une contraction entre les mots « eki », c’est-à-dire « gare », et « bentô », ces repas équilibrés contenus dans une boîte et faits pour être emportés avec soi au travail, à l’école, en pique-nique ou, dans notre cas, en déplacement.

Boutique Ekiben à la gare de Lyon, à Paris, Bentô ou Bento de la Gare

Cette initiative est le résultat d’un partenariat entre A2C (les commerces en gare) et NRE (Nippon Restaurant Entreprise, filiale du groupe japonais ferroviaire JR East).

J’ai profité de ma venue sur Paris pour le salon Livre Paris – mon dernier roman, Le Gardien de la Source, y était présenté sur le stand des éditions Pygmalion – pour rendre visite à ce tout premier ekiben en France.
En fait, il s’agissait même d’une première mondiale !

L’ekiben est une institution au Japon. Il y a des personnes qui collectionnent les emballages des différentes boîtes que l’on peut trouver dans les gares. Les créateurs d’ekiben – parfois, simplement le cuistot du stand du village – essaient de mettre en avant la culture culinaire et les produits de sa région. Lire la suite