Une pivoine fanée

Il y a (vraiment) peu de temps, j’ai commencé à suivre des cours d’ikebana, à l’école Ayame de Toulouse. En guise de deuxième exercice (je vous avais dit que c’était « il y a peu » !), j’ai eu à expérimenter un bouquet de forme montante, dite « en flamme de bougie ». Comme la saison s’y prête, deux pivoines ont été la reine et la princesse de cette composition.

Composition d'ikebana en forme de flamme de bougie, école Ohara, école Ayame de Toulouse

 

Une semaine a passé, la chaleur de ces derniers jours a eu son petit effet et la plus épanouie des pivoines se flétrit. Elle s’est doucement affaissée sur la feuille juste au-dessous, qui, elle, est restée robuste et vivace. Le tableau change à pas feutrés alors que la vie avance…

J’ai été très émue par cette image, et c’est cela que je voulais partager avec vous. Lire la suite

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« Le Disciple de Doraku », manga sur l’art du rakugo

Il y a quelque temps, à la lecture d’un article sur un site spécialisé (j’avoue ne plus me souvenir duquel… sans doute Japon Infos), j’ai découvert le rakugo.

 

Le rakugo, kézako ?

Il s’agit d’un art japonais sous forme de one-man-show, où une personne est assise sur un zabuton (coussin carré plat et large), fait face au public et raconte des histoires avec pour uniques aides un éventail de typePage extrait du manga Le Disciple de Doraku, sur le rakugo, tome 2 par Akira Oze, chez Isan Manga sensu (le plus répandu par chez nous, mais de taille un peu plus petite) et un tenugui, ces morceaux de tissu qu’on utilise comme serviettes, décoration, etc.
Lorsque le rakugoka entre en scène, il s’assoie sur son zabuton et hop ! c’est parti pour 5, 10, même 40 min d’une histoire drôle ou dramatique, mais toujours avec ces pointes d’humour qui caractérisent ces récits traditionnels. Leur autre point commun, qui a donné son nom au genre ? Ils finissent par une chute ! (raku = chuter ; go = parole)
Durant tout ce temps, le conteur ne quitte pas son coussin, ne se lève pas – même si l’enthousiasme peut lui soulever le fondement.  😉  Le tour de force dudit conteur, ou « rakugoka », est d’interpréter plusieurs personnages à lui tout seul, en leur donnant diverses attitudes et intonations.

Si vous souhaitez en apprendre davantage sur le rakugo, permettez-moi de vous inviter à lire une interview de Stéphane Ferrandez, le seul rakugoka français et présentant en France qui a été formé au Japon : vous pouvez y accéder en cliquant ici.

Le conteur et rakugoka Stéphane Ferrandez, de la compagnie Balabolka, interprète un rakugo avec son éventail.Le rakugoka Stéphane Ferrandez interprète une de ses « Histoires tombées d’un éventail »

En tant que conteuse, j’ai été très vite conquise par l’idée ! Si vous êtes déjà venu me voir, vous savez que j’ai à cœur de jouer assise par terre ou près du sol, et d’apporter du dynamisme à l’histoire en interprétant les personnages, justement (salutations aux heureux élus qui étaient présents pour Le Vaillant Petit Tailleur et son « Ouaaaais, sept d’un couuup, man ! » apparemment mémorable). Bref, des conditions qui ont favorisé mon affection pour le rakugo, me sentant proche des contingences de cet art. 😀

 

Où l’on s’invite chez maître Doraku !

Quelle a été ma joie, imaginez donc, quand j’ai découvert qu’un manga sur le rakugo reprenait sa publication dans notre pays !
Couverture du manga sur le rakugo: Le Disciple de Doraku, tome 1 par Akira Oze, chez Isan MangaOn la doit à un éditeur que je ne connaissais pas, petit par son nombre de publications mais grand par la qualité de celles-ci : Isan Manga. J’ai d’ailleurs appris au passage qu’il éditait également le célèbre Kamen Rider – mais ceci est une autre histoire.

Le Disciple de Doraku raconte l’histoire d’un jeune homme de 26 ans, Shota, qui travaille en maternelle. Il n’a pas vraiment de but dans la vie – ni de « vie », d’ailleurs. Un soir, sa tante l’amène voir un spectacle de rakugo. Shota est moyen chaud – l’image qu’il en a est plutôt celle d’un truc pour vieux –, mais c’est la révélation ! Et quand il tente à son tour de jouer de cette manière devant les enfants, le déclic se produit.
Après quelques péripéties, voilà qu’il parvient à entrer en apprentissage auprès d’un maître du rakugo : Doraku Sekishuntei. L’occasion pour nous de pénétrer dans les coulisses d’un pan très particulier de la société japonaise.

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Ekiben : les Bentô de la Gare à Paris !

En retard, je suis en retard… Voilà déjà deux mois que j’aurais dû poster cet article, afin que vous puissiez profiter vous aussi du kiosque ekiben si vous en aviez l’occasion. Hélas, je n’ai plus qu’à croiser les doigts pour que l’engouement ait été tel que l’expérience soit transformée en kiosque régulier !

 

Un kiosque ekiben à Paris

Du 1er mars au 30 avril 2016 s’était installé, dans le Hall 2 de la Gare de Lyon à Paris, un kiosque ekiben. « Ekiben » vient d’une contraction entre les mots « eki », c’est-à-dire « gare », et « bentô », ces repas équilibrés contenus dans une boîte et faits pour être emportés avec soi au travail, à l’école, en pique-nique ou, dans notre cas, en déplacement.

Boutique Ekiben à la gare de Lyon, à Paris, Bentô ou Bento de la Gare

Cette initiative est le résultat d’un partenariat entre A2C (les commerces en gare) et NRE (Nippon Restaurant Entreprise, filiale du groupe japonais ferroviaire JR East).

J’ai profité de ma venue sur Paris pour le salon Livre Paris – mon dernier roman, Le Gardien de la Source, y était présenté sur le stand des éditions Pygmalion – pour rendre visite à ce tout premier ekiben en France.
En fait, il s’agissait même d’une première mondiale !

L’ekiben est une institution au Japon. Il y a des personnes qui collectionnent les emballages des différentes boîtes que l’on peut trouver dans les gares. Les créateurs d’ekiben – parfois, simplement le cuistot du stand du village – essaient de mettre en avant la culture culinaire et les produits de sa région. Lire la suite

Salon Le P’Tea Restau, à Clisson : nouveautés 2016

Lors de quelques jours à Nantes fin mars, j’ai profité de la route du retour pour passer de nouveau à Clisson, village magnifique et qui ne cesse de me faire rêver…

L’occasion aussi de retourner au P’Tea Restau, un salon de thé qui venait d’ouvrir à l’époque (vous pouvez lire l’article sur ma première visite en cliquant ici) et qui a désormais vécu son premier hiver, avec son stand de boissons chaudes près de la patinoire municipale. Mais il ne s’agit pas de la seule nouveauté !

Déjà, il y a la Duck, la nouvelle bière de la brasserie de la Divatte (sise à quelques kilomètres de Clisson), une blonde aux écorces d’orange et au gingembre. Elle a rejoint quelques Trompe Souris qu’on peut se procurer en fond de salon. On s’en est pris une paire pour prolonger la saveur des vacances une fois rentrés et j’ai bien aimé, les arômes de fruit et de racine la rendent très fraîche.
Puis son étiquette me fait quand même bien sourire à chaque fois !  ^^
Son cri de guerre: « Sex, Duck et Rock’n Roll ! »

Autres nouveautés : l’espace d’accueil, juste devant le comptoir et sur notre gauche en entrant, propose quelques produits fort sympathiques et goûtus. Il y a les petits gâteaux Roul’Galettes d’Antoine (sur les étagères, à gauche, à côté du porte-manteaux)… Lire la suite

Bentô origami « Mon Petit Buta »

Il y a plus d’un mois (« En r’tard, en r’tard, en r’tard je suis en r’tard ! » pour citer un certain Lapin blanc… Vous remarquerez que j’ai réussi à caser mon usagi dans un article qui n’avait, a priori, rien à voir!  😛  ), j’ai eu la joie et la chance de remporter un concours organisé par la boutique en ligne Pause Bentô. Comme lot : un bentô onigiri.

Moi, je les appelle plutôt des « bentô origami » car on doit les plier pour les monter, ce qui les rend super pratiques : vides, ils se rangent complètement à plat, de quoi les glisser dans son sac. (D’ailleurs, faudrait que je trouve le courage d’aller à la boulangerie armée de mon petit bentô et de demander qu’on m’y glisse les tartelettes hebdomadaires, histoire d’éviter de gaspiller une boîte en carton pour rien.)

J’ai jeté mon dévolu sur la version petit cochon, c’est-à-dire « buta » en japonais. J’hésitais avec la grenouille, mais je la trouvais un peu trop commune… Et puis, étant Cochon en astrologie chinoise, peut-être qu’un « groïk groïk » astral m’a influencée !

Bento origami offert par Pause Bento, version Buta (cochon)

Un élastique aide à maintenir la forme et fait office de collier. Une collection d’écussons est jointe au bentô afin de masquer le système de fermeture et d’adresser des petits messages affectueux à nous-même ou à la personne à qui nous destinons les onigiri. Lire la suite

Mon premier Hina Matsuri

Le titre fait un peu « Mon premier abécédaire » ou « Mon premier atelier bricolage », mais il faut bien reconnaître qu’il y a de ça… Et qu’en tant que « premier », une marge d’erreur m’est non seulement permise, mais recommandée (c’est fait pour ça, être débutante: pour faire des erreurs, non?  😉  )!

Cette année, ça m’a pris comme ça: je ferai mon petit autel à poupées pour Hina Matsuri!
Bon, d’avoir acheté des mini-poupées culbuto parce que je les trouvais mignonnes m’a bien aidée dans ma démarche: peu de frais engagés et poupées à domicile, d’origine japonaise en plus.  😛
Un furoshiki rose et fleuri plus tard, et voici mon première « exposition » de poupées prête à donner un peu de joie à l’habitat!

Hina Matsuri, fête des poupées du 3 mars. Mon premier essai en 2016. Poupées japonaises, furoshiki rose usagi printemps sakura fleurs de cerisierSont-ils pas trognons tout plein?  =^•^=

Bon, il s’agit d’un couple d’enfants, et non le couple impérial comme le veut la tradition… En parlant de ça, peut-être vous demandez-vous ce qu’est l’Hina Matsuri?

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C’est si bon… n°1

… d’avoir des amies qui connaissent mes goûts et mon amour du Japon!  😀

Cadeaux Japon, cartes geisha, carte postale, KitKat matcha sakura

Un très grand merci à Cha pour les mini-cartes Geisha, à Claire la ScriboLoutre pour sa grande carte nipponisante et à Chloé de Saveurs et Harmonie, boutique de thé à Toulouse et en ligne, pour les KitKat au matcha sakura !  =^O^=

(En plus, c’est une édition KitKat limitée qui a été créée spécialement pour le nouvel an chinois et cette année du Singe ! D’autant plus rare et savoureux, surtout que j’adore les KitKat matcha – oui, je les considère comme ma petite drogue à moi.)

Bref, des petites attentions qui font battre grand le cœur ! Merci merci !  ❤