C’est si bon… n°2

… de réaliser son tout premier moribana !

Mon premier moribana, ikebana de l'école Ohara, école Ayame à Toulouse

Il s’agit d’une technique d’ikebana qui a pour but de représenter un coin de nature, comme une mini-balade reposante et dépaysante chez soi.  🙂
Ici, une représentation « au bord de l’eau ». Elle permet de rafraîchir l’ambiance d’une pièce les jours de chaleur.

Je fonds (et non pas de chaud !)… Quand je l’eus terminé, j’ai réalisé que c’était exactement pour ça que j’avais souhaité essayer l’ikebana. Un coin de nature dans mon appartement en banlieue résidentiel, sans même un espace vert ; petit fragment qui me rappelle la campagne où j’ai grandi, à côté d’un ruisseau.
Il y a là beaucoup d’émotions qui reposent sous ses feuilles…

École Ayame, ikebana de l’école Ohara, à Toulouse


 

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Une pivoine fanée

Il y a (vraiment) peu de temps, j’ai commencé à suivre des cours d’ikebana, à l’école Ayame de Toulouse. En guise de deuxième exercice (je vous avais dit que c’était « il y a peu » !), j’ai eu à expérimenter un bouquet de forme montante, dite « en flamme de bougie ». Comme la saison s’y prête, deux pivoines ont été la reine et la princesse de cette composition.

Composition d'ikebana en forme de flamme de bougie, école Ohara, école Ayame de Toulouse

 

Une semaine a passé, la chaleur de ces derniers jours a eu son petit effet et la plus épanouie des pivoines se flétrit. Elle s’est doucement affaissée sur la feuille juste au-dessous, qui, elle, est restée robuste et vivace. Le tableau change à pas feutrés alors que la vie avance…

J’ai été très émue par cette image, et c’est cela que je voulais partager avec vous. Lire la suite

« Le Disciple de Doraku », manga sur l’art du rakugo

Il y a quelque temps, à la lecture d’un article sur un site spécialisé (j’avoue ne plus me souvenir duquel… sans doute Japon Infos), j’ai découvert le rakugo.

 

Le rakugo, kézako ?

Il s’agit d’un art japonais sous forme de one-man-show, où une personne est assise sur un zabuton (coussin carré plat et large), fait face au public et raconte des histoires avec pour uniques aides un éventail de typePage extrait du manga Le Disciple de Doraku, sur le rakugo, tome 2 par Akira Oze, chez Isan Manga sensu (le plus répandu par chez nous, mais de taille un peu plus petite) et un tenugui, ces morceaux de tissu qu’on utilise comme serviettes, décoration, etc.
Lorsque le rakugoka entre en scène, il s’assoie sur son zabuton et hop ! c’est parti pour 5, 10, même 40 min d’une histoire drôle ou dramatique, mais toujours avec ces pointes d’humour qui caractérisent ces récits traditionnels. Leur autre point commun, qui a donné son nom au genre ? Ils finissent par une chute ! (raku = chuter ; go = parole)
Durant tout ce temps, le conteur ne quitte pas son coussin, ne se lève pas – même si l’enthousiasme peut lui soulever le fondement.  😉  Le tour de force dudit conteur, ou « rakugoka », est d’interpréter plusieurs personnages à lui tout seul, en leur donnant diverses attitudes et intonations.

Si vous souhaitez en apprendre davantage sur le rakugo, permettez-moi de vous inviter à lire une interview de Stéphane Ferrandez, le seul rakugoka français et présentant en France qui a été formé au Japon : vous pouvez y accéder en cliquant ici.

Le conteur et rakugoka Stéphane Ferrandez, de la compagnie Balabolka, interprète un rakugo avec son éventail.Le rakugoka Stéphane Ferrandez interprète une de ses « Histoires tombées d’un éventail »

En tant que conteuse, j’ai été très vite conquise par l’idée ! Si vous êtes déjà venu me voir, vous savez que j’ai à cœur de jouer assise par terre ou près du sol, et d’apporter du dynamisme à l’histoire en interprétant les personnages, justement (salutations aux heureux élus qui étaient présents pour Le Vaillant Petit Tailleur et son « Ouaaaais, sept d’un couuup, man ! » apparemment mémorable). Bref, des conditions qui ont favorisé mon affection pour le rakugo, me sentant proche des contingences de cet art. 😀

 

Où l’on s’invite chez maître Doraku !

Quelle a été ma joie, imaginez donc, quand j’ai découvert qu’un manga sur le rakugo reprenait sa publication dans notre pays !
Couverture du manga sur le rakugo: Le Disciple de Doraku, tome 1 par Akira Oze, chez Isan MangaOn la doit à un éditeur que je ne connaissais pas, petit par son nombre de publications mais grand par la qualité de celles-ci : Isan Manga. J’ai d’ailleurs appris au passage qu’il éditait également le célèbre Kamen Rider – mais ceci est une autre histoire.

Le Disciple de Doraku raconte l’histoire d’un jeune homme de 26 ans, Shota, qui travaille en maternelle. Il n’a pas vraiment de but dans la vie – ni de « vie », d’ailleurs. Un soir, sa tante l’amène voir un spectacle de rakugo. Shota est moyen chaud – l’image qu’il en a est plutôt celle d’un truc pour vieux –, mais c’est la révélation ! Et quand il tente à son tour de jouer de cette manière devant les enfants, le déclic se produit.
Après quelques péripéties, voilà qu’il parvient à entrer en apprentissage auprès d’un maître du rakugo : Doraku Sekishuntei. L’occasion pour nous de pénétrer dans les coulisses d’un pan très particulier de la société japonaise.

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Ekiben : les Bentô de la Gare à Paris !

En retard, je suis en retard… Voilà déjà deux mois que j’aurais dû poster cet article, afin que vous puissiez profiter vous aussi du kiosque ekiben si vous en aviez l’occasion. Hélas, je n’ai plus qu’à croiser les doigts pour que l’engouement ait été tel que l’expérience soit transformée en kiosque régulier !

 

Un kiosque ekiben à Paris

Du 1er mars au 30 avril 2016 s’était installé, dans le Hall 2 de la Gare de Lyon à Paris, un kiosque ekiben. « Ekiben » vient d’une contraction entre les mots « eki », c’est-à-dire « gare », et « bentô », ces repas équilibrés contenus dans une boîte et faits pour être emportés avec soi au travail, à l’école, en pique-nique ou, dans notre cas, en déplacement.

Boutique Ekiben à la gare de Lyon, à Paris, Bentô ou Bento de la Gare

Cette initiative est le résultat d’un partenariat entre A2C (les commerces en gare) et NRE (Nippon Restaurant Entreprise, filiale du groupe japonais ferroviaire JR East).

J’ai profité de ma venue sur Paris pour le salon Livre Paris – mon dernier roman, Le Gardien de la Source, y était présenté sur le stand des éditions Pygmalion – pour rendre visite à ce tout premier ekiben en France.
En fait, il s’agissait même d’une première mondiale !

L’ekiben est une institution au Japon. Il y a des personnes qui collectionnent les emballages des différentes boîtes que l’on peut trouver dans les gares. Les créateurs d’ekiben – parfois, simplement le cuistot du stand du village – essaient de mettre en avant la culture culinaire et les produits de sa région. Lire la suite

Mon premier Hina Matsuri

Le titre fait un peu « Mon premier abécédaire » ou « Mon premier atelier bricolage », mais il faut bien reconnaître qu’il y a de ça… Et qu’en tant que « premier », une marge d’erreur m’est non seulement permise, mais recommandée (c’est fait pour ça, être débutante: pour faire des erreurs, non?  😉  )!

Cette année, ça m’a pris comme ça: je ferai mon petit autel à poupées pour Hina Matsuri!
Bon, d’avoir acheté des mini-poupées culbuto parce que je les trouvais mignonnes m’a bien aidée dans ma démarche: peu de frais engagés et poupées à domicile, d’origine japonaise en plus.  😛
Un furoshiki rose et fleuri plus tard, et voici mon première « exposition » de poupées prête à donner un peu de joie à l’habitat!

Hina Matsuri, fête des poupées du 3 mars. Mon premier essai en 2016. Poupées japonaises, furoshiki rose usagi printemps sakura fleurs de cerisierSont-ils pas trognons tout plein?  =^•^=

Bon, il s’agit d’un couple d’enfants, et non le couple impérial comme le veut la tradition… En parlant de ça, peut-être vous demandez-vous ce qu’est l’Hina Matsuri?

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